Dimanche 15 Novembre 2020

Comment l'alcool et le cannabis affectent notre sommeil ?

Par Quentin Durand
Responsable IDF de l'association

La panthère rose aurait-elle abusé du jus de raisin ?
La panthère rose aurait-elle abusé du jus de raisin ?

L'alcool et le cannabis sont bien connus pour leurs effets soporifiques. Certaines personnes souffrant d'insomnies utilisent même le joint du soir comme remède qui les aidera à trouver le sommeil.

La gueule de bois du lendemain de cuite n'est qu'un exemple du pouvoir dépresseur de l'alcool, de même que la nonchalance typique du fumeur régulier de joints l'est pour le cannabis.

Pourtant, loin d'être des solutions aux troubles du sommeil, l'alcool et le cannabis s'avèrent même en être l'opposé total !

Petit tour d'horizon :

Un sommeil profond perturbé

L'alcool et le cannabis sont des substances dites « dépressives du système nerveux central », c'est-à-dire qu'elles ralentissent l'activité du cerveau. Cela provoque une somnolence, mais cette somnolence n'est pas saine.

Le sommeil profond est une phase pendant laquelle diminuent la température corporelle, la fréquence de la respiration, le pouls et la pression artérielle. Les muscles se décontractent, et l'activité digestive augmente afin d'assimiler tous les nutriments absorbés au cours de la journée.

Il s'agit donc d'un sommeil réparateur.

L'alcool et le cannabis empêchent non seulement l'assimilation correcte des nutriments (ce qui perturbe le système immunitaire et rend le consommateur plus sujet aux maladies), mais ils vont également réduire le temps passé en sommeil profond.

Cela va entraîner des réveils plus fréquents entrecoupés de phases de sommeil de mauvaise qualité. Le lendemain, on est épuisé, on manque de concentration, et ce peu importe que la consommation soit régulière ou épisodique, en grande ou petite quantité.

Le cannabis, un anti-somnifère

Le cannabis empêche la sécrétion de mélatonine, cette hormone secrétée le soir, surtout lorsqu'il fait sombre, afin de préparer l'individu à s'endormir et à maintenir son sommeil.

En inhibant ce processus naturel du corps, le cannabis décale progressivement le rythme de sommeil du consommateur, surtout s'il est un consommateur régulier.

Le joint du soir, censé favoriser le sommeil, provoque donc l'insomnie. Pas de bol…

En l'absence de cette information, un consommateur ayant de plus en plus de mal à s'endormir va alors augmenter sa dose afin de retrouver les effets soporifiques qu'il avait ressentis au début de sa consommation. La seule conséquence sera une altération encore plus importante du cycle du sommeil.

Or, le sommeil jour un rôle fondamental dans notre bien-être. C'est notre « remise à zéro » quotidienne qui nous permet de conserver un corps et un mental en bonne santé. En perturbant ce mécanisme avec de l'alcool, du cannabis ou d'autres drogues, on augmente les risques de mal-être, d'addiction et les problèmes de santé sur le long terme.

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