Chaque semaine, ils tiennent des stands dinformation dans différentes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Aix-en-Provence, Avignon, Nice, Cannes, mais aussi Bordeaux, Toulouse, Clermont-Ferrand, St Etienne, ou encore Angers, Nantes, Le Mans. Lors de ces manifestations, ils invitent la population à sengager à mener une vie sans drogue et à signer un engagement moral. En échange, chaque personne se voit décerner et remettre le titre " dAmbassadeur pour une France sans drogue ".
A ce jour, des dizaines de milliers de personnes ont fait le choix de ne jamais prendre de drogue.
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| | | La valeur de ces publications se voit facilement dans les zones où elles sont distribuées et on constate que de plus en plus dassociations locales, dorganismes publics ou de personnes à titre individuel en réclament davantage. Pour répondre à la demande sans cesse croissante, ces brochures sont mises à la disposition du public dans les associations de jeunes, les centres dinformation sur la toxicomanie et les institutions de réhabilitation qui manquent cruellement dinformations de ce type et ne peuvent donc remplir de manière efficace leur mission de prévention de la toxicomanie. |
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| Depuis la création de cette association, les commerçants ont souhaité participer activement à cette campagne de prévention antidrogue. Encore aujourdhui, il nest pas rare de rencontrer dans les grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille des commerçants qui apposent les affiches "Non à la drogue, Oui à la vie" sur leur vitrine et distribuent les brochures de prévention à leur clientèle depuis une dizaine dannées. Pour ces commerçants, il est évident que la mise à disposition de ces brochures dans leur commerce a permis à des milliers de jeunes de ne jamais essayer de fumer du cannabis, mais aussi à des milliers dautres darrêter, malgré la banalisation encouragée par lancien gouvernement. |
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| Un commerçant de Marseille a déclaré :
"grâce à cette action de prévention, mon fils a refusé de toucher à la drogue et en plus, il éduque ses copains pour quils ne tombent pas dans ce piège infernal". | |
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| Les médecins généralistes, de plus en plus souvent questionnés sur le problème de la consommation de drogue par leurs patients, pour la plupart, des mères de famille, sont tout aussi désemparés. Cest pourquoi depuis quelques années, tout comme les commerçants, ils mettent dans leur salle dattente à disposition de leurs patients, des présentoirs avec les différentes brochures de prévention. En région parisienne, une mère de famille a ainsi appelé le standard de lassociation Non à la drogue, Oui à la vie de son portable alors quelle attendait dans la salle dattente de son médecin de famille et a pu obtenir des réponses qui lont aidée à affronter plus sereinement le problème de toxicomanie de son jeune fils.
Les gérants de discothèques ont eux aussi souhaité agir. Sensibles à ce fléau et déjà actifs pour des campagnes telles que "Boire ou conduire, il faut choisir", ils sont confrontés au problème de la drogue à lintérieur de leur établissement et souhaitent faire des actions de prévention et de mise en garde. Ainsi le patron dune discothèque explique que depuis quelques mois, il remet à ses clients les brochures de prévention de lassociation "Non à la drogue, Oui à la vie" à lentrée du club :
"Dans lensemble les jeunes apprécient cette action et sont très intéressés. De plus, cela fait reculer les dealers qui comprennent que dans ce club il y a une volonté de combattre la drogue et que le patron ne fermera pas les yeux." | |
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| | Parmi les " supporters " de cette campagne, on trouve également des responsables municipaux et des représentants des forces de lordre qui, eux-mêmes témoins des dégâts causés par la drogue dans leurs communautés, utilisent les brochures de prévention "Non à la drogue, Oui à la vie" pour leur propre présentation à des parents ou des groupes de jeunes. Les officiers de police confrontés chaque jour à la toxicomanie nont pas les ressources pour consacrer les efforts nécessaires à linformation du public et aux programmes de prévention.
Cest pourquoi dans certaines régions de France, ils utilisent eux-mêmes ces brochures. |
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| | Des résultats à la maison et dans les rues
Le meilleur indicateur de lefficacité de cette campagne reste le résultat immédiat et les changements qui se produisent au niveau dune personne et de sa famille. |
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| À Marseille, plusieurs jeunes ont déclaré, lors dactions de terrain, notamment dans les quartiers Nord, quaprès la lecture de la brochure Drogue : La vérité sur le joint, ils avaient décidé darrêter de prendre du cannabis et avaient réussi.
Dans le Nord de la France, une mère désespérée qui venait dapprendre que son fils de 11 ans fumait régulièrement à lécole, non seulement des cigarettes mais surtout du cannabis, a téléphoné à lassociation "Non à la drogue, Oui à la vie".
Elle en avait tout dabord parlé à son médecin et avait été effondrée par sa réponse : il lui avait proposé de traiter son fils avec une drogue de substitution. Un membre de lassociation la rassura et lui envoya immédiatement la brochure Drogue et enfants quelle put alors utiliser.
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| En parlant avec son fils la vérité éclata rapidement : il avait fumé son premier joint en cachette avec son père et avait promis de ne pas en parler à sa mère. À la suite de cela, elle put aider son fils à arrêter de fumer des joints et cette mère maintenant informée fut en mesure daider une autre maman qui avait les mêmes problèmes avec sa fille de 17 ans qui prenait à la fois du cannabis et de lecstasy.
Bien dautres mères de familles ont été aidées grâce à cette campagne dinformation et face à la demande toujours plus grande, lassociation vient de créer à Paris un Collectif des mères de familles contre le cannabis.
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| | Où mène la politique des « drogues propres » ?
On connaît depuis toujours les problèmes de dépendance à lopium. Sa forme la plus connue aujourdhui est son dérivé pharmaceutique, lhéroïne, mais il sagit en fait dun anti-douleur dont labus entraîne de graves effets secondaires.
Il y a eu les guerres de lopium, le crime organisé sest approprié le trafic de lhéroïne et de nombreux artistes à la carrière prometteuse ont sombré dans la drogue. Comme dans dautres cas, il faut éradiquer le problème avant quil ne détruise tout ou, mieux encore, empêcher dès le départ son apparition. Lun comme lautre demande la mise en place dune politique de prévention efficace pour assurer le futur de notre jeunesse.
Lun des principaux obstacles à une véritable prévention est le développement du concept de soi-disant "réduction des risques ".
Quand on soccupe de groupes dhéroïnomanes, il est tout à fait normal de commencer par sassurer que leurs habitudes de consommation ne nuisent pas à leur propre santé ou à celle des autres, entraînant souvent une issue fatale.
Tous les efforts doivent donc être entrepris pour empêcher des morts prématurées. Mais une telle politique atteint rapidement ses limites, car elle ne fait que maintenir les toxicomanes dans une situation de dépendance à dautres drogues, distribuées cette fois sur ordonnance par des " dealers en blouse blanche ".
La politique du pire
Sous linfluence de lobbies actifs, les autorités de plusieurs pays européens ont renoncé à désintoxiquer les héroïnomanes, et se sont orientées vers deux lignes de conduite principales pour traiter la dépendance à lhéroïne : faire passer les toxicomanes de linjection à linhalation (fumer la drogue) ou mettre gratuitement à leur disposition des seringues propres. Les deux constituent un moyen déviter la transmission du sida ou du HIV à dautres utilisateurs.
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| | La politique de réduction des risques se fonde également sur lutilisation dun produit de substitution à lhéroïne, principalement du Subutex ou de la méthadone, qui permet théoriquement de faire baisser la délinquance puisque le toxicomane na plus besoin de voler pour se procurer illégalement sa dose. La triste réalité, mise en relief par des études, est que 80 % de ceux qui sont sous prescription de méthadone consomment aussi des drogues de la rue au moins une fois par semaine (surtout de lhéroïne), et que 44% consomment de lhéroïne quotidiennement.
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| | Pendant longtemps, la France a résisté aux politiques de substitution et basé sa politique sur le sevrage des toxicomanes. Ainsi, en 1994, on comptait 17 000 lieux de distribution de méthadone en Grande-Bretagne, presque autant en Italie et 3 500 en Espagne, contre 77 en France.
Lexception française na pas résisté à la situation durgence créée par le sida et a connu un grand tournant en 1995. Même si la circulaire du 31/05/95 affirme encore vouloir " permettre à chaque patient délaborer une vie sans dépendance ", de nombreux acteurs de la prévention de la toxicomanie considèrent quelle vise avant tout à la réduction des risques. Le Groupe dévaluation des traitements de substitution indique clairement dans son rapport(1) quil travaille en fonction dobjectifs définis en termes de réduction des dommages : réduction de la mortalité, de la consommation dhéroïne et autres produits, baisse de la transmission des infections virales et amélioration de la qualité de vie. La seule consommation du médicament de substitution est considérée comme lextrémité la plus favorable du spectre des effets que lon peut attendre du traitement. Pour ceux qui soccupent de la réhabilitation des toxicomanes dans loptique de mettre fin à la consommation de drogue en France, on est bien loin de lobjectif de faire disparaître la dépendance. Lutilisation de produits de substitution ne serait-elle pas plutôt, comme lécrivait le Dr Olivenstein dans Le Monde diplomatique de novembre 1997, " un moyen peu coûteux de contrôler des toxicomanes placés sous camisole chimique, traités en malades chroniques " ? Les promoteurs de la réduction des risques nhésitent pourtant pas à qualifier la réhabilitation des toxicomanes et lélimination de la dépendance " dutopie dun monde sans drogues " par opposition au soi-disant pragmatisme dune politique de réduction des risques.
"La réduction des risques " est donc la bannière sous laquelle le ministère de la Santé poursuit son action. En 2002, les estimations officielles indiquent que sur 150 000 héroïnomanes, 70 000 sont traités au Subutex et 9 000 à la méthadone (certaines associations parlent de 30 000 personnes sous méthadone). Et bien que ces mêmes études annoncent ne pas pouvoir tirer de bilan suite au manque de recul, elles recommandent uniformément lélargissement de cette politique de remplacement dune drogue par une autre, les programmes de substitution à la méthadone, pour "diminuer le nombre dhéroïnomanes ".
Des études ont pourtant été menées sur des périodes significatives dans dautres pays, disent les opposants aux programmes de substitution, et font apparaître des résultats dramatiques très éloignés des attentes des promoteurs de la méthadone. Il ny a rien de mal à vouloir réduire les risques. Une mort due à lecstasy ou à toute autre drogue est une mort de trop. Là où rien ne va plus, cest quand la politique de réduction des risques est menée au détriment de la prévention, de linformation et de la véritable réhabilitation. Les brochures actuelles de prévention ressemblent à un catalogue de conseils pour se droguer proprement.
La politique de réduction des risques est peut-être née dun concept raisonnable visant à réduire la délinquance et à sauver des vies, mais elle montre aujourdhui ses limites, en particulier en ce qui concerne lutilisation de produits de substitution comme la méthadone. La méthadone est censée limiter les ravages causés par lhéroïne, mais les études ont montré quen fait elle prolonge et renforce la dépendance à la drogue. Les toxicomanes à la méthadone prennent différentes drogues, y compris les anti-rétrovirus HIV, pour "ajuster" la force de leur dosage de méthadone. Certains utilisateurs, qui nont pas de problème de HIV, ont choisi les drogues anti-virales comme moyen de rendre plus puissante leur prescription de méthadone. Aux États-Unis, la méthadone a été en 2001 à lorigine de 10 725 overdoses. Il existe déjà des cliniques psychiatriques qui font la promotion dune autre drogue, le "naltrex-one" en cas de "dépendance à lhéroïne et à la méthadone ".
La drogue est lélément le plus destructeur de notre culture actuelle. Dissuadez les gens de prendre de la drogue. |
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| | Léchec de la politique « drogue contre drogue »
Les tenants dune politique palliative nont pas hésité à condamner la " tolérance zéro " en matière de stupéfiants ou la "guerre anti-drogue". Pourtant, la "réduction des risques" est un échec : la drogue prend au piège de plus en plus de jeunes qui commencent de plus en plus tôt, met fin à plus de vies et alimente chaque année plus de délinquance.
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| Le Dr Hovnanian, président du Comité national dinformation sur la drogue, appelle dans la revue de lassociation à "une politique à lunisson des attentes des parents et des électeurs" et à la mise en place dune prévention de proximité dans les établissements scolaires, dans le cadre dun travail sérieux avec les associations agissant sur le terrain. "Une véritable prévention, menée sur 10 ans, peut faire régresser de 50 % le nombre des usagers de drogues chez les jeunes", explique-t-il.
Le député J.-P. Gorges, pour sa part, expose sans détours son point de vue :
"La lutte contre la toxicomanie sinscrit dans une démarche globale. [...] Une politique, digne de ce nom dans ce domaine, ne pourra réussir que si une véritable prévention est mise en uvre. Celle qui, dès lécole, grâce à la mobilisation du corps enseignant, fera passer des valeurs, explicitera sans arrière-pensée la réalité de la drogue."
Le gouvernement a récemment lancé une série de mesures destinées à mieux informer les jeunes à lécole. Il sagit peut-être de la première étape dune politique qui doit se poursuivre dannée en année, jusquà la fin de lépidémie de drogue grâce à linformation, formant ainsi des adultes libres de drogue.
Alors que 77 % des parents(1) considèrent la drogue comme un problème majeur pour leurs enfants, il ne fait aucun doute que cette politique ferait lobjet dun large soutien populaire.
(1) Source : lObservatoire de la Fédération des parents de lécole publique. Août 2002.
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| | LA MÉTHADONE : une drogue légale
Les traitements de substitution nont été développés à grande échelle en France quà partir de 1995 et toutes les études réalisées se plaignent dun recul encore insuffisant pour juger des résultats de cette politique. Des leçons pourraient pourtant être tirées des expériences menées depuis bien plus longtemps dans dautres pays comme la Suède ou lEspagne, dont on connaît la spectaculaire volte-face après léchec total des programmes " drogue contre drogue ".
Quant à lexemple américain, un article publié dans le New York Times le 9 février dernier en dresse un bilan désastreux. Utilisée comme anti-douleur depuis la Seconde Guerre mondiale, puis largement prescrite comme produit de substitution pour traiter les toxicomanes à lhéroïne, la méthadone a été en 2001 à lorigine de 10 725 overdoses aux États-Unis. Selon le New York Times, la forte augmentation de la consommation de méthadone serait liée à plusieurs facteurs dont labus croissant dhéroïne et dOxyContin, un puissant analgésique prescrit sur ordonnance et provoquant une dépendance immédiate. Des représentants des services de santé et des officiers de police rapportent quun certain nombre de toxicomanes accros à ces produits se rabattent sur la méthadone lorsquils ne peuvent pas se procurer les autres drogues.
Parallèlement, la méthadone est devenue de plus en plus facile à obtenir : les médecins la prescrivent pour soulager les douleurs chroniques et, par ailleurs, dinnombrables centres de traitement à la méthadone se sont ouverts pour soigner le nombre croissant dhéroïnomanes. Les autorités américaines dénoncent surtout la méthadone liquide utilisée dans les centres de désintoxication et écoulée généralement par les patients de ces centres. Bon nombre de cliniques suivent les directives fédérales préconisant de rendre plus accessibles les traitements à la méthadone. En conséquence, elles ont cessé dexiger que leurs patients prennent lintégralité de leur dose quotidienne à la clinique et les autorisent une fois par semaine au moins à emporter chez eux des doses de méthadone.
Daprès les experts, leffet narcotique retard de la méthadone et le fait quon ne se sente pas défoncé en la prenant sont autant déléments qui rendent la méthadone extrêmement dangereuse. Le Dr Burton, spécialiste de la médecine durgence dans le Maine, explique : " Ils la mélangent à une bière ou à dautres drogues. Ils la consomment en pensant que cest comme nimporte quelle drogue et quils auront un flash. Mais en réalité, ils peuvent en mourir ou du moins tomber dans un profond coma."
Combien de morts faudra-t-il pour que les pays européens réexaminent leur politique de traitement des toxicomanes ? La méthadone, loin daider les toxicomanes à " décrocher ", ne fait que substituer une dépendance à une autre et se révèle tout aussi mortelle que les drogues quelle était censée remplacer.
Les programmes de réhabilitation qui ne font appel à aucune drogue de substitution sont les seuls à se révéler véritablement efficaces et devraient donc être soutenus et encouragés par les pouvoirs publics (visiter le site www.narconon.ch). Sans oublier que la réponse au problème de la drogue passe obligatoirement par la mise en place dune véritable politique de prévention. « Celui qui aura recours à un poison pour penser ne pourra bientôt plus penser sans poison »
Charles Baudelaire |
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